jeudi 3 décembre 2015

MiniTransat 2ème étape résumée

MiniTransat Iles de Guadeloupe 2015
                        Cœur Fidèle, FRA 721, étape II

Au départ de Lanzarote, il y a  moins d’activité sur les pontons mais plus de pression : cette fois, on part pour La Vraie Transat !, et côté météo, pas mal de vent est  annoncé pour les premiers jours ; je fais un dernier point avec Dominique Vittet (météorologue avec qui le CEM travaille), il faut aller dans le Sud et on va y aller !
Dernier bizou à ma Douce, dernier au revoir aux proches qui ont fait le déplacement et on largue les amarres.

Au départ du ponton, en poussant le bateau, j’entends un bruit pas très sympa et de mauvais augure : le chandelier qui tient les écoutes de spi vient de casser : ça commence bien !
Sorti du port parmi les premiers, j’ai le temps de réparer avec un écrou à  œil. Mais en fait c’est  pas si simple que ça : il faut  enlever tout le matériel stocké à l’intérieur à cet endroit, enlever les mousses d’insub (ce qui sert à rendre le bateau insubmersible), réparer,  remettre les mousses, reranger tout le matériel, se préparer au départ, le tout dans une mer formée ;  pas encore parti et déjà en sueur.
Un peu d’attente avant le départ, puis ça y est… les fous furieux sont lancés dans une brise portant de 20-25 nœuds. Les sages résolutions- prises sur le ponton- de ne pas trop tirer sur les bateaux sont vite oubliées, et tout le monde déboule déjà à  + de 10 nds toute la première journée jusqu’au soir où on aura des claques à plus de 35nds. L’ambiance est un peu folle, tout le monde a mis le plus de toile possible et personne ne veut rien lâcher et rester au contact. C’est génial !!!   
Malheureusement, les premières sorties de piste nous ramènent  vite à la dure réalité de la course : Davy Beaudart (favori en proto) rentre au port après un énorme départ à l’abattée et des soucis techniques,  Axel Tréhin passe à l’eau et manque de perdre le bateau, d’autres ont des casses diverses. Personnellement,  je m’accroche  aux basques de Tanguy, la vitesse est là. Mais une claque

plus forte que les autres me fait partir au tas, et  je casse une latte de solent (voile d’avant) dans le vrac, ce qui perfore son gousset  (logement de latte) et fait un trou dans le spi medium.  J’affale en catastrophe et renvoie vite le Code5 (autre voile) pour perdre le moins de temps possible. Je répare le spi avec du scotch et le renvoie aussitôt. Je serais contraint de renforcer la réparation 2 fois dans la nuit mais je limite la perte au classement, d’autres auront moins de chance. On se met dans le rythme de course, on descend le long des côtes  Africaines pendant quelques jours, objectif Cap Blanc, quelques rencontres avec  des pêcheurs, des bâches plastiques, des lignes de pêches, le tout en régatant quasiment au contact et  à plus de 10 nds.
Le 660 vue de l'extérieur, pour donner une idée...

Au fur et à mesure qu’on descend dans le Sud, les stratégies se précisent et on a une idée de plus en plus précise de ceux qui mettent le clignotant à droite plus tôt car ils font un bon au classement général (en effet, ils se dirigent vers l’ouest alors que nous sommes encore en train de descendre dans le sud, ils sont donc plus proche du but sans pour autant être sur la route la plus rapide).
Au cours de la vacation de J4, on apprend à la BLU la paternité de l’un des nôtres : Ben Hantzberg est papa ! Enfin, car on attendait tous cette naissance avant le départ !                                                                Les classements s’égrainent, et si les 2 premiers sont déjà loin je suis bien dans le Match. Le bateau va vite, ça bouge, ça mouille, à la barre comme sous pilote, je suis dans le rythme, pas de problème pour dormir ou manger, j’apprécie beaucoup ces conditions -un peu -folles et en prends plein les mirettes.
On arrive au Cap Blanc et on met enfin le cligno à droite en direction du Nord du Cap Vert, toujours la pédale d’accélérateur en butée…

Le 4/11, au soir, alors que je suis dans le bateau,  j’entends un grand BANG et sors en catastrophe : la poulie de bastaque (câble qui tient le mat et qui l’empêche de partir en avant, une de chaque coté qui travaillent en alternance de façon à laisser passer la grande voile) n’est plus alors qu’elle est faite pour tenir à de fortes charges! J’arrive à transférer la bastaque sous le vent par-dessus la voile pour quelle puisse temporairement prendre le relais, le temps de bricoler une poulie de remplacement. Je fais le tout sous spi medium à 10 -12 nœuds de moyenne. Une première avarie réparée sans que ça ne se remarque sur  la cartographie, mais je ne suis pas passé loin  du démâtage… A ce moment là, je suis partagé entre l’impression d’être passé à rien d’un démâtage synonyme d’abandon et de galère et la fierté d’avoir pu réparer rapidement sans perdre de temps.

Le lendemain, alors qu’on se dirige toujours vers le cap vert, après avoir appris à la vacation ma remontée au classement à la 4eme place, je profite de l’accalmie relative (20nds) pour faire un tour complet du bateau et découvre que l’axe de rotation du bout dehors (tube en aluminium fixé à l’avant du bateau qui permet de mettre de plus grandes voiles dès le vent de travers) est cassé et ne tient plus que par miracle. J’affale et procède donc à un remplacement express par une vis prise dans la caisse à outils, je m’en tire bien… Dans la poursuite de mon tour de vérification, je découvre  le même problème sur le vis de mulet (pièce qui fait la jonction entre la baume et le mat, la baume est un tube en aluminium qui permet de tenir la grande voile) et fais la réparation sans ralentir ma vitesse. Ayant perdu les zips du spi medium (qui me servent à réduire sa taille), j’en récupère un sur le solent et le remplace sur le medium pendant les 2 h de grand spi de la journée. Toujours dans la suite de ce check, je découvre une délamination sur une ferrure de safran ainsi qu’une vis brisée sur une autre. Décidément il semblerait que le bateau n’ait pas apprécié la cadence soutenue et assez violente de ces 5 premiers jours, les surfs sous pilote automatique  à  plus de 15 nds et les départs au tas avec la tête de mat dans l’eau.  Je passe 1-2 h à bricoler une contreplaque de renfort pour la partie délaminée de façon à essayer de ralentir le phénomène pour me donner le temps de décider si je fais de la stratification (réparation avec  de la fibre de verre) ou pas.  Je suis assez réticent car je n’ai qu’une cartouche et que je veux pouvoir la garder en cas de besoin pour une réparation critique. Je cherche donc une solution pour changer la vis de l’autre ferrure sans changer le safran mais ne trouve pas de réponse : je décide finalement  de surveiller que la situation ne s’empire pas, pour ne pas perdre de temps alors que le bateau est à pleine vitesse.

La journée du 06 (J 7) arrive après la journée du 05 consacrée au  bricolage. Alors que le jour n’est pas encore levé,  le vérin électrique du pilote automatique s’arrête subitement, entrainant un joli vrac (le bateau se couche à 90°, les voiles claquent, tout ce qui n’est pas attaché valdingue dans le bateau, bonhomme y compris).  Je récupère la situation et change pour le 2eme vérin électrique. Je me pencherai  sur le cas du premier plus tard. Je me mets donc en mode économie d’énergie de façon à  anticiper un passage éventuel sous vérin hydraulique qui consomme quand même beaucoup plus. Dans cette même journée, lors d’un autre départ au tas (synonyme de vrac), le safran s’ouvre en 2 longitudinalement, devenant très souple. Je continue comme ça, la situation étant  stable, et ne souhaitant pas perdre de temps dans ces conditions rapides alors que des conditions moins rapides sont annoncées  pour les prochains jours...
Je recroise ma route  avec celle de Tanguy dans la nuit, mais malheureusement je ne peux matcher avec lui car c’est le moment où une 2eme vis de la ferrure choisit de casser, m’obligeant à  remplacer les vis immédiatement et du coup retirer le safran. Je perds 53 minutes (très exactement, car oui  oui, j’ai chronométré) dans l’histoire et 8 milles. Pour gagner du temps, je remets le safran abimé (passer sur le safran de rechange demande de faire le transfert de certaines pièces, ce  qui peut s’avérer assez long).

La journée du 07 (J8), la vacation annonce l’insertion d’un front sous la HP (bande de nuage sous l’anticyclone perturbant les vents Alizés et leur fonctionnement). Je décide de monter plus au Nord pour aller chercher la bascule de vent venant de la droite et anticiper le retour de l’anticyclone. Le vent bascule à gauche et se renforce à la tombée de la nuit. Commence alors une nuit longue et difficile, avec le bateau tout le temps au-dessus de 12 nds et l’eau qui déferle sur le pont en permanence. Malheureusement, je suis bloqué à l’intérieur du bateau, obligé de resserrer mes vis de ferrure du safran abimé qui ne font que se défaire malgré tous mes efforts. A ce moment là, le moral n’est pas au beau fixe, j’ai l’impression de perdre du terrain et de ne pas être sur le bateau en mode course.  Et pourtant, ce seront  mes 24h les plus rapides de la transat : je ferai 258 milles en 24h, soit  mon record sur le bateau et le 4eme meilleur score de la transat (sachant que le record de 272 miles a été battu à cette nuit là par un des nouveaux bateaux à 277 miles)

Par  la suite, dans cette journée une autre vis de la ferrure casse (et oui, encore…), un gros coup au moral car je sais que je vais devoir revivre l’épreuve du changement de safran
(le safran est à l’arrière du bateau, à moitié dans l’eau, ce qui demande un effort physique considérable car le bateau avance, et que les vagues continuent d’arriver contre le bateau, que l’accès y est difficile et partiellement subaquatique…). Et pour couronner le tout, une rencontre avec un OFNI (objet flottant non identifié, en l’occurrence une bille de bois accroché à un filet) casse encore 2 vis de la ferrure (toujours la même), le safran ne tient plus que par une seule vis : le changement du safran devient impératif  immédiatement. J’enlève le safran endommagé, je me retrouve avec un seul safran. La réparation se fera sur « une patte »au vent arrière le temps de préparer celui de rechange et de récupérer des vis sur celui qui est cassé pour revisser la ferrure car je commence à être à cours  de  vis… puis je remets le nouveau en place. Ca y est l’épreuve est terminée et je peux me remettre en mode course sous medium arisé (réduit) pour la nuit. Enfin !
Ah oui, et pendant la manœuvre, le vérin électrique a décidé de rendre l’âme : il ne me reste plus que l’hydraulique. .

Pendant la nuit, le bateau avance à toute allure, je me souviens notamment un réveil avec l’impression que ça va très vite, je regarde le GPS, et les vitesses s’affolent à  15, 16, 17, 18nds… Je m’envole dans la banette (couchage sommaire à l’intérieur du bateau) avant de retomber  très violemment ! Le bateau repart immédiatement à 15nds, sans s’arrêter… Je reste donc dans la banette et me rendors.
 A l’aube du 09/11 (J10) au réveil de ma sieste, je découvre que le câble de la bastaque tribord a décidé de commencer à se rompre (4 torons de brisés) et le renfort d’amure du médium a commencé à se déchirer ; de plus la barre de flèche supérieure bâbord est légèrement tordue.                                       Je prends 2 ris (réduction de la grande voile) et fais passer la bastaque bâbord au vent de la voile pour sécuriser le mat. Il faut que je monte au mat pour désaccoupler les 2 bastaques afin de pouvoir renvoyer les ris (remettre la voile en entier) et ne pas être trop pénalisé ou il faut que je change la bastaque. Je me prépare pour pouvoir monter  dans le mat, j’affale le spi pour monter dans 20 nds de vent et une mer forte et croisée. Je n’arriverai pas à atteindre le haut du mat pour changer la bastaque et  ne pourrai que désaccoupler les 2 bastaques et détordre la barre de flèche. Je redescends du mat,  extenué, et renvoie de la toile. Dorénavant, et jusqu'à ce que je puisse changer la bastaque, il me faudra affaler puis renvoyer la moitié de la grande voile à chaque jibe (changement de direction au vent arrière impliquant un changement des voiles de coté du bateau pour s’adapter à la nouvelle direction du vent par rapport au bateau). Je suis épuisé et, clairement dans ma tête, la course est mise entre parenthèse, l’objectif est bien de réussir à ramener le bateau en un seul morceau en Guadeloupe. Il reste encore 1100 miles (2000km environ) à parcourir, et ces avaries successives m’on fait tirer sur les batteries  en utilisant le pilote automatique, et leur tension commence à baisser (il n’y a bientôt plus de pile… ^^)…


La journée suivante, le vent se calme et je tombe même dans une zone avec du vent à moins de 10 nds, un grand ciel bleu et les nuages autour : très frustrant après ces 10 jours de folie, mais ça me permet de m’occuper un peu plus du bateau (changement de cordage, surgaine, etc…).                     La météo annonce beaucoup d’instabilité sur la partie sud du parcours, je décide donc de continuer sur une route nord.
Le lendemain 11/11 (J 12), on se retrouve enfin dans une zone d’alizé classique avec un vent à 10-15 nds, et des grains (gros nuages amenant des changements de vents et des rafales, voir de la pluie…) en fin de nuit/journée. Je profite d’une accalmie entre  2 petits grains de la matinée pour monter une deuxième fois dans le mat (ça me manquait !), sous spi pour stabiliser le bateau. C’est un succès et je vis à ce moment là un petit instant d’extase, lorsque je peux changer ma bastaque : un problème important de réglé, c’est le bonheur !!! Après 2 jours, ma bastaque est de nouveau en place et je vais pouvoir jiber sans y laisser des litres de sueurs à chaque fois… De plus, le soleil est de retour, et en barrant beaucoup, je diminue ma consommation d’électricité : je reviens dans le positif et mes batteries se rechargent.
Le moral repart à la hausse !!! Ce malgré l’apparition des sargasses (algues) qui m’obligent à faire le chimpanzé pour les déloger de leur endroit de prédilection : la quille(le bateau sur la tranche, incliné à 90° volontairement et suspendu par les pieds à l’extérieur du bateau, je joue de la gaffe pour retirer de gros paquets d’algues de la quille).
Les journées se succèdent dans un rythme d’alizé avec un vent instable qui oscille en permanence de 30°, m’obligeant à faire des manœuvres régulièrement,  avec des grains de plus en plus virulents nécessitant des nuits quasi blanches à  la barre. Les sargasses disparaissent et ne réapparaitront qu’à 400 miles de l’arrivée sous forme de débris peu gênants. La température extérieure monte et devient insupportable tous les jours entre 12 et 16h, me rendant totalement inefficace et m’empêchant de dormir ; à ce moment là je rêve d’un ventilateur ou d’un bon verre  de Vals (eau gazeuse Ardéchoise, je précise pour les non Ardéchois qui me suivent) avec des glaçons… Au cours d’une de  ces journées de manœuvres incessantes, je me tords violemment le genou, ce qui va m’handicaper jusqu'à la fin, rendant les déplacements sur le bateau plus que difficile.


Alors qu’on approche de la dernière nuit, je recroise 1 mile devant Armand (755), et aucun de nous 2 ne veut lâcher le morceau (la 5ème ou la 6ème place, et à l’attaque pour la 4eme). Sous les grains, en spi maxi avec grande voile haute (toutes voiles dehors quoi), on essaye de grappiller chaque cm malgré les rafales à plus de 25 nds. Une rafale particulièrement virulente fera partir Armand au tas pour 5 min. J’aurai ma part du gâteau peu de temps après : planté du bateau jusqu’au hublot, les safrans hors de l’eau, et probablement plus si je n’avais pas choqué  (dégonflé) en catastrophe le spi… Malgré ça aucun de nous 2 ne réduit ses voiles, et 1h30 plus tard, c’est avec un magnifique départ à l’abattée que je vais conclure le dernier grain de la nuit ! Rien de cassé et vite remis sur piste, j’ai quand même perdu un peu de terrain sur Armand et je me bats toute la journée pour le recoller. Avec ma dernière vacation BLU de la Minitransat, j’apprends les tragiques  évènements Parisiens, l’atterrissage sera difficile, je me concentre sur ces dernières glissades et ces magnifiques couleurs en mer avec le plaisir de voir les premières terres depuis Lanzarote.
Dans la journée, on commence à voir des bateaux se rapprocher au fur et à mesure que l’entonnoir se resserre, nous somme 5 en mode match race (régate au contact) en direction de la porte de St François ! (passage obligatoire avant l’arrivée). La bataille fait rage et  malheureusement je me prends un casier lors d’un Jibe, ce qui entraine une cocote dans le spi (le spi se dégonfle et s’enroule autour de lui même, ce qui le rend totalement inopérant et oblige son retrait qui peut s’avérer compliqué), pas d’autre choix que d’affaler et de renvoyer le spi medium (plus petit) le temps de démêler… Armand en profite pour reprendre 1 mile d’avance alors que j’avais bien recollé… Charlie 2 milles derrière vivra la même mésaventure avec moins de succès : il y laissera un spi.

Les dernières longueurs sont géniales, je suis au coude à coude avec Vincent Grison, en proto, au point que je peux  voir les informations sur ses afficheurs ! Je reviens très vite sur Armand qui n’est plus qu’à 200m… Des zodiacs pour l’accueil se rapprochent, pour nous accompagner sur les derniers mètres. Romain Mouchel est venu m’accueillir malgré son abandon sur blessure dans la 1ere étape, ça fait vraiment chaud au cœur.
Je passe la ligne et c’est la délivrance : ça c’est fait, je l’ai fait ! Le bateau  est là, en un seul morceau, ou plutôt tous les morceaux arrivés en même temps, et je sais déjà que sauf réclamation je serai 7eme au général, le contrat sportif est rempli et j’ai pris énormément de plaisir sur l’eau ! La course a été intense et concentrée jusqu’aux derniers mètres…

Romain monte à bord et on commence à discuter, j’ai tellement de choses à raconter : mes casses, mes folies, ces longs bords de plannings….les zodiacs sur l’eau me félicitent, ils ne m’attendaient pas à cette place et sont heureux pour moi. On range un peu les voiles et le zodiac me ramène à quai.
 On arrive près du quai et le zodiac lâche l’amarre un peu trop tôt pour qu’on puisse l’atteindre, qu’à cela ne tienne, tous les coureurs précédents se jettent à l’eau pour venir tirer le bateau en ramant et au passage me jeter à l’eau ! (tradition oblige).
 Que de monde et de sollicitation sur le ponton après 15 jours de solitude en mer. J’aperçois  mes parents et ma chérie qui viennent  juste d’arriver en avion, j’ai bien failli arriver avant eux !!!!( oui car c’était aussi une de mes motivations, venir les chercher à l’aéroport pour les narguer !)
 Que de plaisir à manger des fruits frais, prendre une gorgée de Ti-Punch, discuter avec les copains, raconter mes aventures et mésaventures, féliciter Armand (5ème), Edouard (4ème), Tanguy(3ème), manger  un bon steak patates. Un peu de sommeil, un atterrissage en douceur avec mes proches, et puis on prend le rythme, accueillir les copains qui arrivent,  les mettre à l’eau, refaire leur course, notre course…
La Mini est vraiment une communauté incroyable, il n’y a qu’à voir les arrivées pour s’en rendre compte, qu’elle que soit l’heure du jour ou de la nuit il y a toujours quelqu’un pour accueillir les concurrents et partager avec lui ces moments privilégiés (le top étant que cela se produise à l’heure de l’apéro !). Tous les gens extérieurs  à cette aventure nous prennent un peu pour des fous mais sont vite conquis par ces moments de bonheur pur et de folie tellement déconnectée de la réalité si cruelle.

Que de bonheur tout au long de cette course, de longues glissades, des images pleins les yeux, vos noms dans le cockpit, vos petits mots tous les jours, cette sensation de faire quelque chose d’unique qui s’impose petit à petit.
Des moments durs, il y en a eu, mais alors que j’écris ces mots à peine une semaine après l’arrivée, j’ai déjà du mal à m’en rappeler, seuls les bons restent  gravés dans ma mémoire.
Une aventure sportive, une aventure humaine, des rencontres enrichissantes tout au long du projet. Je crois que c’est ce que je mettais dans la description de mon projet à son commencement, je n’ai pas été déçu.
Encore merci à tous !
Et merci à tous les soutiens sans qui cette aventure n’aurait pas eu lieu (pas de la même manière en tout cas).
Edwin
NB :
- J’utilise régulièrement le pronom indéfini « on », qui désigne soit les ministes dans leur ensemble, soit le couple skipper-bateau, parce que « on » a traversé à 2 avec Cœur fidèle.
-Les vacations BLU se passe toujours de la même façon lorsque l’on a une bonne réception : une petite musique pour caler la réception, description de la situation météo générale puis prévision météo par zone, et enfin classement en distance au but (pas de position exacte mais seulement la distance a la ligne d’arrivée)
-Les 3 choses qui m’ont le plus manquées sur le bateau sont : une chignole, de la nourriture ayant une consistance sous la dent, une deuxième paire de mains, ma douce… (quoi ça fait pas 3 ?... ^^)







                                                                                                                                                                                                       


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