Résumé des courses

LE GRAND HUIT 2013
(et 1ère course de Cœur Fidèle)
     Après l’acquisition du bateau mi-août, et un chantier de préparation/fiabilisation express du bateau, nous voilà partis pour le Grand Huit avec Pierre tout juste débarqué de Besançon la veille du départ.
Bon départ en terme de timing, l’absence d’entrainement et de coordination de l’équipage fait que les premières manœuvres nous relèguent à la dernière place, et nous voyons tous les autres bateaux prendre de l’avance doucement mais sûrement.
     Une longue remontée du désert commence et après certains bords difficiles proches du Cap d’Agde, nous rattrapons enfin les derniers bateaux et passons Narbonne Plage avec 2 bateaux seulement derrière nous. Clairement, à ce moment de la course nous ne maîtrisons pas encore le bateau dans ces conditions de vent faible.
     S’ensuit un long bord de portant dans du vent faible et dans le brouillard pour rejoindre la marque a Banyuls-Sur-Mer (le parcours ayant été détourné pour raison de coup de vent). Nous visons la terre pour profiter d’une convergence et nous avons la très bonne surprise de voir apparaitre sur l’ais des bateaux les uns après les autres, nous indiquant que nous sommes plus que rapides dans ces conditions de portant medium. A l’approche de Banyuls le vent adonne et permet au 816 mieux placé de repasser devant. Apres une petite cacahuète (ni la première, ni la dernière) due à une erreur de frappe sur le GPS, nous passons la marque spécial en faisant bien rire le directeur de course Guillaume. A la suite de cet événement nous subissons la seule avarie que nous aurons à déplorer sur cette course : un transfilage de poulie qui a cassé. Nous profitons donc de ce moment de vent relativement calme pour checker le bateau et recharger les batteries avant le coup de vent au près annoncé.
      S’ensuit un long bord de prés qui finit par se débrider en bord de reaching, malheureusement l’état de la mer ne nous permet pas l’envoi du Code 0. Nous finissons par décider de nous faire plaisir et descendons 20 ° sous la route pour pouvoir envoyer le spi lourd et envoyer du bois. Un bord merveilleux, un peu court mais intense (max speed 17,33 nœuds) se finissant par un planter/départ au tas nous convainquant de rentrer le spi. Des étoiles dans les yeux, le vent adonne enfin à l’approche de la grande motte, nous permettant de renvoyer le spi de brise et de finir à la Grande Motte juste devant Yuri, skipper Russe.
      Après environs 12 heures d’arrêt forcé, à cause du coup de vent (on aurait bien aimé y aller nous, parce que ca va plutôt bien dans la brise…), nous repartons. Bon timing sur le départ (nul, mais mieux que les autres), seul une erreur de manœuvre nous prive  de passer la bouée en tête. Qu’à cela ne tienne nous envoyons le spi et le reste de la toile, surpris par le fait que le vent soit moins fort que prévu. Nous passons l’Espiguette et Baronnet en tête avant de se faire doubler par le 759 (Jeffrey Mac Farlane, américain vainqueur en prototype) ; dès que le vent adonne nous envoyons le gennaker pour un bord de folie où le bateau n’arrête plus d’accélérer, nos poursuivants rétrécissent puis disparaissent à l’horizon au fur et à mesure que nous ajustons la toile à la force du vent. Seul le 624 (Prototype) tiens le rythme en passant à ras la terre (le 759 étant assez loin devant), puis il disparaît. En arrivant à Caro nous apprendrons qu’il s’est échoué à Roustan. Le plaisir du pointeur est partagé puisqu’en 40 milles nous avons pris 7 milles à notre concurrent direct soit environ 40 minutes à  ces vitesses. Malheureusement, une succession d’erreurs stratégiques et un effondrement du vent par l’avant permet à  Andrea et Govana (Marina Militare 520) de recoller et de nous dépasser rapidement. Au passage de Porquerolles ils ont 1 nautique d’avance qui va leur permettre de passer avant le passage à niveau du petit matin pendant que nous resterons complètement collé au milieu de la passe avec les vagues du trafic de touristes très dense, à attendre le retour du 816 avec qui nous ferons le tour de l’île. L’addition de cette pause café à Porquerolles s’élève à plus de 16 miles (c’est un coin hors de prix…). Nous repartons vers Caro en jouant  « à toi, à moi » avec Richard Hewson (816) qui nous l’apprendrons plus tard fêtait son anniversaire. Après un passage magnifique dans les îles du Riou en mode match race (gagné par Richard) au soleil couchant, nous sommes en partie rassurés sur les performances du bateau dans le petit temps. Nous décollons avant Richard dans les calmes qui s’ensuivent et passons au petit matin à Caro avec 30 minutes d’avance.
Pierre en plein effort :)
       Sur le grand bord de retour vers Narbonne, la satisfaction est grande de voir que le bateau n’est pas tant que ça pénalisé par sa carène dans des conditions de portant léger. Aprés un long bord et deux empannages, nous passerons Narbonne en 3eme position derrière le 520 et devant Yuri, à ce moment on se dit qu’il sera possible de sauver la 3eme place au général devant Yuri ou Richard.
        Nous repartons au près dans un vent d’environ 10 nœuds, et dans une mer difficile (clapot croisé de face), nous sommes très vite rattrapés (alentours de Sète) par Yuri qui fait fi de toutes les cardinales du parc à huitres de Gruissan et coupe au travers s’octroyant ainsi un gros raccourci au risque de s’empêtrer dans les câbles. Gros moment de concentration à bord, Yuri va plus vite que nous. Nous commençons par le marquer à la culotte, en profitant au passage pour pomper ses caps et réglages, avant de jouer avec chaque bascule de vent. A partir de là, la tendance s’inverse, nous serons plus rapides jusqu’au bout et lui collerons 30 minutes (soit 4 miles) entre Sète et la Grande Motte. Cela nous permet de sauver notre déficit de 50 minutes sur richard de 7 minutes.
       Nous terminons donc 3eme sur 10 au général, 2eme sur 8 en série, 2/2 en double. Une semaine très instructive qui m’a permis de tester énormément de chose sur le bateau et d’en invalider d’ autres. De plus, courir en double avec Pierre m’a permis d’apprendre énormément et d’appréhender d’autres façons de naviguer que je vais m’empresser d’explorer !

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